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Nébil Karoui a raison même quand il a tort !

Nébil Karoui a raison même quand il a tort !

 

On s’attendait à beaucoup de réactions après le discours polémique de Youssef Chahed du 29 mai et on n’a pas été déçus. Le discours était suffisamment clivant pour que l’opinion politique tunisienne soit partagée entre les pros et les anti-Youssef Chahed. Il y a un an, au mois de mai 2017, l’arrestation de Chafik Jarraya n’était pas moins clivante et l’opinion politique tunisienne n’a pas déçu. Si tu es l’un des proches de l’homme d’affaires controversé, tu es systématiquement (et sans doute aucun) un anti-Youssef Chahed. Heureusement pour notre démocratie que l’inverse n’est pas vrai.

Un an après l’arrestation de Chafik Jarraya et après l’échec de toutes les tentatives, de « raisonnement », de déstabilisation et d’éjection de Youssef Chahed, le chef du gouvernement a décidé de jouer le tout pour le tout en prenant l’opinion publique à témoin de ce qui arrive. Il pointe Hafedh Caïd Essebsi du doigt et il avait raison de le faire, même si la forme de la réaction prêtait à équivoque. Un an d’incessantes manœuvres méritait bien une réaction.

Maintenant que l’opération de Carthage II a échoué et que Youssef Chahed a joué la carte de la transparence avec les Tunisiens, il fallait s’attendre à des attaques d’un autre genre de la part des adversaires du chef du gouvernement et, à leur tête, Hafedh Caïd Essebsi et les amis de Chafik Jarraya. Il faut être naïf pour croire un instant que tous ces gens là allaient maintenant laisser la Kasbah travailler tranquillement et poursuivre tous les chantiers entamés. Mais il faut être naïf aussi pour s’attendre à ce que Youssef Chahed ne joue pas d’autres cartes après son intervention télévisée. C’est celui qui a le plus de souffle qui va gagner la partie et on peut dire que cette partie est passionnante. Quant au pays et ses priorités, ça attendra !

 

Pour attaquer Youssef Chahed, il fallait le frapper là où ça fait mal : son bilan, lequel n’a pas encore généré de dividendes.

Pour contrer Hafedh Caïd Essebsi, Youssef Chahed devait le frapper là où ça fait mal : son soutien principal Lotfi Brahem. Il n’est un secret pour personne que l’ancien ministre de l’Intérieur est un des plus fidèles du fils du président de la République. Et c’est également un secret de Polichinelle que de dire que ce ministre éjecté a utilisé l’appareil de l’Etat pour espionner et fragiliser Youssef Chahed.

S’il est vrai que ce serait un procès d’intention que de prêter à Lotfi Brahem des ambitions personnelles, cette éventualité ne doit cependant jamais être exclue, car Lotfi Brahem ressemble comme deux gouttes d’eau à Zine El Abidine Ben Ali le 6 novembre 1987. Utiliser Hafedh Caïd Essebsi pour réaliser un 7-Novembre bis serait un jeu d’enfant pour Lotfi Brahem qui a le droit de ne s’interdire aucun rêve. Non pas parce que l’ancien ministre est un renard politique (loin de là, très loin), mais parce que Hafedh est d’une naïveté politique sidérante.

Que ce soit pour ses propres intérêts personnels et politiques ou que ce soit pour l’intérêt supérieur de l’Etat, Youssef Chahed se devait de limoger Lotfi Brahem qui a préféré être un serviteur de la famille plutôt qu’un serviteur de la patrie.

Loin des services rendus à la famille et loin des ambitions personnelles qu’on pourrait lui prêter, le bilan du court passage de M. Brahem à l’Intérieur n’a rien de reluisant. Et même quand il était à la Garde nationale, son bilan n’était pas aussi fameux. On se rappelle encore comment il a géré la crise du Kamour et comment il demandait secours à l’armée pour venir l’assister. On se rappelle aussi du limogeage indécent et ingrat de ce valeureux général (A.F) qui dirigeait le pôle antiterroriste et n’hésitait pas à descendre sur le terrain pour combattre les terroristes, au point d’y perdre sa jambe. Pour des raisons de sécurité, et par humilité, ce « soldat » refuse que son nom soit rendu public, mais ce Monsieur mérite les plus hautes distinctions de l’Etat. Au lieu de quoi, il a été mis au frigo et on lui envoie un couffin rempli de pâtes et de briques de lait, alors qu’il a le grade de général. 

 

Depuis sa nomination à l’avenue Habib Bourguiba, Lotfi Brahem a fortement chamboulé le ministère de l’Intérieur. Son style hérité de la Garde nationale est incompatible avec la police et encore pire à la chancellerie et avec les politiques. Il a échoué à arrêter Najem Gharsalli et plus de 180 personnes ont pu se réunir (pendant plusieurs semaines) dans un archipel de 160 km² pour y organiser une émigration clandestine qui s’est soldée par la mort de la majorité des migrants. Ses syndicats ont attaqué un tribunal à Ben Arous et il n’a rien fait pour les remettre au pas par respect à l’Etat et au pouvoir judiciaire de l’Etat. 

Sauf que les priorités de Lotfi Brahem sont ailleurs. Il s’est mis à dos les journalistes qui se sont plaint à plusieurs reprises, et via plusieurs communiqués, des pratiques répressives ou à tendance répressive du ministre. En plein ramadan, et en plein état d’urgence, il a préféré mobiliser ses troupes pour aller fermer les cafés et les restos ouverts et s’attaquer aux non-jeûneurs en les empêchant de manifester. Il a tout simplement oublié son rôle de ministre de l’Intérieur pour devenir un flic de la conscience qui divise les Tunisiens entre majorité pratiquante et minorité non pratiquante.

Sur ce dernier point, il faudrait s’arrêter, car il est à lui seul suffisant pour exiger le départ immédiat de tout ministre qui menace nos libertés et ne sait pas lire la Constitution de la IIème République. Cette question des libertés est indiscutable à mes yeux.

 

Dans son dernier édito paru sur l’Obs, Jean Daniel a rappelé une valeur fondamentale que les Occidentaux ont apprise, après avoir versé beaucoup de sang : la liberté de conscience, d’expression et de mouvement est placée au dessus de la raison d’Etat ! Voilà ce que nous enseigne le plus grand éditorialiste de France : vous pensez que la raison d’Etat est supérieure à tout ? Eh bien, non ! La liberté de conscience et d’expression est plus au dessus ! Et cette valeur est totalement inconnue pour Lotfi Brahem (et une majorité de Tunisiens d’ailleurs).

Partant de cette valeur fondamentale et en regardant la chose exclusivement sous ce prisme, Nébil Karoui a parfaitement raison d’utiliser sa chaîne de télévision Nessma pour attaquer Youssef Chahed.

Pourquoi donc Nébil Karoui doit cesser d’exprimer ses opinions et de se défendre ou d’attaquer ses adversaires ou ses ennemis ? Pourquoi aurait-il moins de droits qu’un citoyen lambda qui a un profil Facebook avec 5000 amis à qui il dit toutes sortes de « conneries » ? Pourquoi un ancien président de la République aurait-il le droit d’avoir une page Facebook avec 922.000 abonnés qui lui sert de tribune aux jeux les plus dangereux et à toutes sortes d’indécences et non Nébil Karoui ? Que la Haica estime que Nessma sert de tribune au jeu dangereux de Nébil Karoui, c’est avoir la mémoire courte, car tous les médias ont joué ce jeu en s’opposant à la troïka et on a alors inscrit ça sous la bannière de la liberté d’expression. Où mettre le curseur ? A partir de combien de personnes peut-on tolérer la liberté d’expression dans un média et la refuser dans un autre ?

On nous dit un peu partout que la télé entre dans les foyers, mais on oublie que Facebook aussi entre dans les foyers ! On nous dit un peu partout que Nébil Karoui sert uniquement ses intérêts personnels et cherche à se protéger de ses déboires judiciaires en utilisant Nessma, mais on oublie que l’ensemble de la classe politique sert ses propres intérêts personnels en utilisant Facebook. On nous dit que Nébil Karoui mobilise ses salariés pour attaquer ses adversaires et on oublie que George Soros, Transparency International et autres échoppes mobilisent des salariés pour défendre leur cause qui n’est pas toujours catholique. On nous dit que Nébil Karoui a touché l’honneur de quelques militants de l’antenne tunisienne de Transparency (I Watch), mais on oublie que ces « militants » sont des salariés et qu’ils ont également sali l’honneur de plusieurs personnalités avec des intox dénuées de preuves réelles : Moncef Sellami, Slim Chiboub, Hatem Boulabiar,  Lotfi Abdennadher, Mehdi Jomâa et j’en passe ! Pourquoi donc les salariés d’I Watch ont-ils « le droit » de salir l’honneur des gens sans être traités d’odieux et de retirer ce « droit » à Nébil Karoui quand il réagit ?

On lui reproche de manipuler des hommes politiques à qui il ouvre l’antenne pour attaquer Youssef Chahed, mais on oublie que des gens comme Mongi Rahoui ou Hamma Hammami ne sont pas des marionnettes entre les mains de Nébil Karoui et utilisent, eux-mêmes, Nessma pour servir leurs propres intérêts personnels et politiques. Mongi Rahoui n’est pas moins odieux que Nébil Karoui quand il utilise Nessma pour attaquer Youssef Chahed en surfant sur la mort des migrants et en demandant aux sécuritaires de l’affronter. Ni Mongi Rahoui, ni Hamma Hammami, ni les invités des plateaux de Nessma, ni ses salariés ne sont des marionnettes entre les mains de Nébil Karoui, ce sont des personnes majeures et vaccinées qui exercent leur droit de s’exprimer et qui n’ont pas à être censurées de quelque manière que ce soit.

 

Nébil Karoui a des déboires judiciaires, il est l’ami de Chafik Jarraya et de Hafedh Caïd Essebsi. Il a utilisé sa chaîne pour se protéger par rapport à ses déboires et pour attaquer l’adversaire principal de ses amis, Youssef Chahed.

La manière a été odieuse, j’en conviens, mais c’est sa liberté d’expression qui demeure fondamentale à mes yeux. La liberté d’expression n’est pas exclusive aux défenseurs des libertés et aux bien-pensants. Elle a des limites, mais ces limites sont fixées par la loi (apologie du terrorisme, informations relatives au viol et au harcèlement et atteinte aux droits de l’enfant) et non par les Facebookers et les hommes politiques.  

S’il y a de l’intox dans Nessma (et c’est le cas), s’il y a de l’honneur sali des gens (et c’est le cas), c’est vers le tribunal qu’il faut se diriger pour demander réparation et non vers Facebook pour être aussi odieux que lui et encore moins vers la Haica pour demander la fermeture de sa chaîne.

Au nom de la liberté d’expression, Nébil Karoui a raison même quand il a tort !

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Commentaires (21)

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drbmn
| 13-06-2018 15:11
C est un anti révolution et il a fait toute une propagande anti révolution. Ce qui est sûr les choses ont tunisie vont changer et tous les archéos vont prendre congé et aussi les jeunes seront les futurs responsables. Le temps des momies à pris fin.

Dr. Jamel Tazarki
| 12-06-2018 17:56
Si Nizar "ne défends pas Nabil Karoui",

Dr. Jamel Tazarki
| 12-06-2018 17:32
vous venez de présenter un article très bien réfléchi, avec une grande portée, une interprétation remarquable et plein de nuances!

Oui, Mr. Nébil Karoui pourrait avoir raison même quand il a tort tant qu'il a les moyens médiatiques afin de se donner raison. Certes il a aussi le droit de se porter candidat aux élections présidentielles comme tout autre Tunisien qui vérifie les conditions nécessaires.

Par contre la dénigrement qui alimente la haine de l'autre est dangereux. Le dénigrement pour le seul plaisir de faire du mal est malsain. Il faut savoir s'arrêter à temps pour éviter le pire!

C'est triste de le dire, certains de nos politiciens ne peuvent s'unir que dans la haine de l'autre. Ils se fabriquent un ennemi commun afin de se rapprocher encore plus. Ils ont besoin d'un bouc émissaire afin de le charger de toutes les fautes possibles et impossibles (en étant persuadé d'être du bon côté afin de profiter de certains avantages socio-économiques) .

Oui, certains de nos politiciens préfèrent créer un lien dans le négatif plutôt que dans le positif. Pour eux, lorsque l'on dénigre l'autre sur la scène politique, on donne l'illusion de s'affirmer.

Non au dénigrement, la majorité des Tunisiens préfère que les prochains candidats aux prochaines élections présidentielles se confirment plutôt par un programme socio-économique intelligent pour la Tunisie et tous les Tunisiens et non pas par le dénigrement.


Nébil Karoui, BCE, HCE, RG, Dr. Moncef Marzouki et tous les autres ont le doit de se porter candidats aux prochaines élections présidentielles, par contre nous avons besoin d'un programme socio-économique intelligent et non pas de dénigrement de ses concurrents. ==> il faut comprendre qu'ils sont des adversaires/concurrents et non pas des ennemis!


@Si Salah: non, Si Nizar "ne défends Nabil Karoui", en effet dans l'article il y a beaucoup de nuances et il faut lire souvent entre les lignes. Je donne un passage de l'Article ci-dessus: "Nébil Karoui a des déboires judiciaires, il est l'ami de Chafik Jarraya et de Hafedh Caïd Essebsi. Il a utilisé sa chaîne pour se protéger par rapport à ses déboires et pour attaquer l'adversaire principal de ses amis, Youssef Chahed." ==> Si Nizar a dit trop de choses en ces quelques lignes, en vérité Si Nizar ne prend la défense de personne!

salah
| 12-06-2018 13:26
je suis d'accord avec toi pour les adversaires de youssef chahed mais pas quand tu défends nabil karoui

Ali Baba au Rhum
| 12-06-2018 12:04
je ne sais pas. votre manière manichéenne de présenter les choses me met mal à l'aise; à mon avis Lotfi Brahem devait déjà partir après son refus de se plier à la décision de son chef de gouvernement limogeant un cadre supérieur sécuritaire; même si effectivement celui ci aurait dû l'être par son ministre de tutelle. Du reste Lotfi Brahem a aussi le droit de s'exprimer sur le jeûn et sur Ramadan, et beaucoup de tunisiens partagent son avis, malheureusement. Voilà pour Lotfi Brahem que vous accusez sans fondement aucun d'incompétence. Nebil El Karoui est par ailleurs un cas tout à fait différent, et il représente l'information business , que vous défendez au nom de la liberté d'expression, tout en faisant des comparaisons hasardeuses entre un ancien président s'exprimant sur fb et Georges Soros. A mon avis si on veut rester dans ce domaine Rupert Murdoch possédait infiniment plus d'influence que le premier ministre David Cameron et pourtant il a dû liquider News of the World après le scandale. C'est la même chose pour Nebil Karoui dont le pouvoir s'est fait sentir de la manière que l'on sait dans l'affaire Persepolis. A mon avis une presse libre mais responsable commente les affrontements politiques, et elle ne s'y immisce pas. Or Nebil Karoui prend position par le biais de sa chaîne. Pour tout dire il avait évité de le faire lorsque des boat people avaient été coulés de la manière que l'on sait par un bateau garde côtes. C'est déjà un signe du deux poids deux mesures qui règne dans le pays à tous les échelons...y compris au sein du gouvernement. Et donc en fin de compte quand Youssef Chahed affronte Hafedh, c'est une guerre entre deux clans, pas une bataille pour la liberté d'expression.

DHEJ
| 12-06-2018 11:59
Mais il faut etre clair et précis: liberté d'expression avec ou sans limites?

Si limités, est-ce l'expression de la majorité ou de la minorité?


Tout simplement il faut retourner à la DUDH pour ne pas la contredire!

Liberté d'expression ANG'?LIQUE ou ANIMALE?

MFH
| 12-06-2018 07:09
On ne peut mieux analyser les événements. Bravo.

Mohamed 1
| 12-06-2018 02:17
Pleinement d'accord: la liberté de conscience et la liberté d'expression sont des valeurs démocratiques de premier ordre.
Leur absence annule immédiatement le qualificatif "démocratique" d'un régime.
Il faut très souvent rappeler ces vérités. Je trouve que les médias tunisiens ne le font pas assez, d'où l'ignorance totale des principes démocratiques par une bonne partie des Tunisiens.
Même business news, journal très sérieux s'il en est, ne le fait pas assez.
Ceci est regrettable car beaucoup de Tunisiens ignorent par exemple qu'imposer la fermeture des cafés restos ramadan est un acte dictatorial anti-démocratique. Il faut nommer un chat un chat.
Eclairer leur lanterne assombrie par la médiocrité envahissante d'un facebook est le rôle de tout média sérieux.

Rappel des principes démocratiques tels qu'édictés par les Nations-Unies et respectées scrupuleusement par les pays démocratiques:


-Respect des droits de l'homme et des libertés fondamentales
-Liberté d'association
-Liberté d'expression et d'opinion
-Accès au pouvoir et à son exercice conformément à l'état de droit
-Tenue d'élections libres, régulières et périodiques au suffrage universel et à bulletin secret, reflet de l'expression de la volonté du peuple
-Un système pluraliste de partis et d'organisations politiques
-La séparation des pouvoirs
-L'indépendance de la justice
-La transparence et la responsabilité dans l'administration publique. Des médias libres, indépendants et pluralistes.


Vous remarquez que le respect des droits de l'Homme et le respect des libertés fondamentales sont placés en premiers dans la liste des principes démocratiques.
En un mot: celui qui prend le pouvoir grâce à des élections libres et qui opprime par la suite une frange de sa population, minoritaire ou majoritaire, est un dictateur.
Celui qui gagne les élections n'a pas le droit de faire ce qu'il veut juste parce qu'il a gagné.

En ce qui concerne les événements qui secouent notre establishment politique, bien malin celui qui connaît tous les tenants et aboutissants de l'affaire.
Cependant, ce qui est sûr, nahdha se tient tapie dans l'ombre pour ramasser la mise à la fin, puisque ses adversaires n'ont pas assez (ou pas du tout peut-être) de fibre patriotique pour faire des concessions et arriver à se rassembler en un seul parti. Ils ont tous l'esprit ailleurs.
Tunisie martyre.

Moh Aloulou
| 12-06-2018 00:52
NK a raison même quand il a tort, soit...
Dans cette logique pertinente, le citoyen (lambda) garde son droit à dire à NK ce qu'il pense de lui, de son engagement et surtout de ses actes

Lambda
| 11-06-2018 20:52
Nabil karoui est l'associé de Berlusconi qui a bien utilisé ses chaînes privées a des fins politiques. Trump pareil a utilisé Fox News pour se faire élire et sans BFM, Macron n'aurait jamais réussi. Il n'y a qu'en tunisie où l'on veut réinventer la roue avec des journalistes perroquets sans avis et sans opinion. Nabil Karoui a raison tout comme Youssef Chahed. Chacun ses prérogatives et chacun doit faire ce qu'il a à faire !

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